Lucie Guiragossian

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GI: Salut! Est-ce que tu peux dire quelques mots sur toi, d’où tu viens et  comment tu es parvenu à devenir jeune créateur aujourd’hui?

LG: Bonjour, je suis née à Valence (France). J’ai étudié le Design Textile à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Lyon où j’ai pu apprendre et developper la création de motifs et l’impression en sérigraphie. J’ai ensuite suivi le cursus à la HEAD-Genève avec un Bachelor Design Mode. J’y ai appris à faire des vêtements mais pas seulement, on nous forme à être directeur artistique.

GI: As-tu des influences et des modèles parmi les grands couturiers de la mode? Lequel est ton préféré?

LG: Ce qui m’inspire c’est le quotidien. Les gens qui marcent dans les rues, ceux qui se regroupent, ceux qui prennent le train ou ceux qui attendent le bus.

GI: Peux-tu nous parler un peu de tes collections? 

LG: Mes vêtements sont souvent modulables, ludiques. Il est important pour moi que les vêtements aient une fonction, qu’ils aient un sens. On retrouve toujours dans mes collections de la couleur, des motifs imprimés sérigraphie, des matières techniques et des détails.

GI: Quels noms tu as choisi pour tes collection, qu’est-ce que ça évoque pour toi, quels rapports avec les vêtements as-tu?

LG: Genève>Fribourg<>Fribourg>Genève est le titre que j’ai donné à la première collection. Ce sont les trajets en train que j’ai fait à la recherche d’homme à prendre en photos pour le début de la collection. 182,4 dB est le titre de la deuxième collection mais c’est aussi le record du monde de décibel en tuning, c’est plus fort qu’un avion au décollage!

GI: Comment as-tu conçu tes collections, quel a été ton point de départ ou tes inspirations?

LG: Pour la première collection je me suis inspirée directement des hommes qui prennent le train en Suisse et des motifs qu’on peut voir sur les sièges de transport en commun, j’ai aussi travailler sur la position assise.

Pour la deuxième, ce fut le tuning automobile, j’ai rencontré Fabrice, directeur du club les Blacks Scorpions de Sion et je me suis inspirée de la garde robe du tuneur.

Il y a toujours un aspect presque documentaire dans mes recherches, j’aime rencontrer et avoir un lien direct avec les sujets qui m’intéressent et que je veux travailler.

GI: Comment travailles-tu? Est-ce que c’est facile d’être créateur de vêtement? Ou au contraire c’est difficile? Tes collections te prennent beaucoup de temps?

LG: Tout ce que je sais c’est que je veux faire des vêtements, je ne m’imagine rien faire d’autre.

GI: Tu participes souvent aux événements de mode pour te faire connaître?

LG: Pas encore, mais peut être bientôt.

GI: Quels sont tes futurs projets? 

LG: Avoir ma propre marque et continuer à faire des collaborations.